Trophée CDA Senior 2013/14 : Journée 4 : FC La rose 13B – CIC A : 1 – 2

Reportage Manu Joly
Lundi 28 Avril 2014 : 4 ème Journée du trophée CDA au stade de la Batarelle à 19h30 :
FC la Rose 13B – Celtic Irish Club A : 1 – 2

Lorsqu’on s’apprête à effectuer le résumé d’un match de football, il est important d’adopter un angle de vue. C’est ce que je vais tenter de faire pour ce retour sur le match FC Rose 13 – CIC A, comptant pour le Trophée CDA de la FSGT 13. En fait, j’ai réfléchi à cet angle de vue, une bonne partie de la nuit. Non, les amis, ne vous inquiétez pas pour ma santé ! D’une part, je ne suis pas un gros dormeur, et d’autre part, je dors peu les soirs de match. Non pas que je refasse le match dans ma tête, mais mon corps, encore électrisé par l’effort physique et la compétition, continue à jouer alors que je suis couché. Cette nuit du 28 au 29 avril donc, a été pareille à toutes celles qui suivent un match, c’est-à-dire ponctuée de nombreuses reprises de volée réalisées sous la couette. Ma réflexion sur l’angle d’attaque du résumé grandissait au fil de ces heures vespérales, entrecoupée de quelques tacles et passes de 40 mètres, toutes parfaites bien sûr, car au lit, ça marche mieux que sur la pelouse en granit du stade de La Batarelle. J’ai envisagé diverses possibilités, longuement hésité, mais jamais trouvé la solution. Au petit matin, après avoir niqué la rotule gauche de ma femme, envoyé la lampe de chevet par-dessus l’armoire d’un délicieux extérieur du gauche, défoncé l’abat-jour d’un retourné acrobatique sublime, j’étais encore sec d’inspiration.
Bien sûr, il eut été facile d’opter pour « LE » fait du match : l’inamicale échauffourée, survenue brutalement, qui empêchera certainement les deux formations de briguer le Prix Nobel de La Paix en 2015. Mais c’eut été faire la part trop belle à la stupidité et, qui plus est, risquer de faire monter mon quotient émotionnel, parfois fragile je le reconnais, notamment face à l’injustice. Je conclurais simplement sur ce point en dédouanant notre ami Jo qui, s’il n’est pas toujours tout blanc dans ce genre de situations, n’a rien à se reprocher en l’occurrence, et fut même victime d’une erreur d’appréciation.
Bref, au gré de mes réflexions, je décidai donc de sursoir à ce moment d’égarement, me rappelant que de nombreux autres faits du jour sont absolument passionnants à vous narrer, mes amis Celtes.
Tout d’abord, relatons que lorsque nous arrivâmes au stade, Francky arborait la mine réjouie du mec qui vient de péter avec succès dans son calebute après 15 jours de gastro et ce, sans la moindre référence au logo Nike au fond dudit sous-vêtement. Et Francky de nous raconter qu’il venait, justement, de caguer un bon perfect (NDLR : l’estron qui ne nécessite pas de papier tellement il est sorti moulé, sans salir les bords) et s’en trouvait fort soulagé. Prévoyant et Celte jusqu’au bout, Francky avait tout de même collecté quelques feuillets de papier hygiénique de la marque Le Trèfle. Pour ceux qui doutent de mes connaissances en marketing des produits de droguerie : https://www.google.fr/search?q=le+tr%C3%A8fle+papier+wc&es_sm=122&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=yHpfU_HNCIeX1AXjj4GoDQ&ved=0CDIQsAQ&biw=1366&bih=643
Et dans mes réflexions nocturnes, me remémorant la satisfaction béate du Francky cagueur, j’ai compris pourquoi le papier se nomme Le Trèfle. Parce que c’est comme la plante, si tu en trouves un à quatre feuilles, tu auras plus de chance. En l’occurrence, Francky a eu plus de chances de ne pas se fourrer le majeur dans le trou du cul parce qu’avec trois feuilles, c’est moins épais et le danger est plus grand.
Et à propos de majeur, cela nous amène à un autre fait du jour : la 318ème blessure à la main de notre gardien de but titulaire, Nico. Sur une prise de balle facile, un attaquant adverse laissa traîner le pied assez bêtement il faut le dire, heurtant du bout du gros orteil, la base du majeur de Nico. Alors que le choc semblait anodin, la douleur du green goal-keeper fut telle qu’il dut quitter la phalange Celte. Un handicap certain pour les joueurs au maillot six fois rayés de vert (là, je suis sûr qu’il y en a au moins un qui est allé compter les cercles sur son maillot…). Mais fort heureusement, Marco, suppléant Nico dans les 2,44m X 7,32m, sut se montrer intraitable dans ce rôle d’ultime muraille. Y ajoutant même le soupçon de chatte nécessaire (dans les médias sérieux, on dit baraka, mais là j’ai envie de dire chatte) lorsque le N°10 adverse, réalisant LE geste technique du match, vit sa frappe de 40m atterrir sur la transversale après avoir lobé Marco, parti en quête d’un trèfle à quatre feuilles hors de sa surface (Francky fait école).
Puis, au cours de mes pérégrinations mentales, ma mémoire me rappela à un autre fait de jeu, auquel Nico participa avant la blessure susmentionnée. Sur un centre adverse, Francky et Nico détournent légèrement le ballon sans que Mr Marty, notre arbitre du jour, ne semble s’en apercevoir. Alors que l’homme en noir s’apprête à siffler 6m, je me vois mes deux couillons de la lune, Nico et Francky, signaler qu’il y a corner. Et là, alors que j’étais au cœur de l’action, je regarde mon maillot pour voir si je porte bien le même qu’eux, puis je me frotte les yeux pour vérifier que je ne suis pas en plein délire onirique. Ne pouvant pas réagir, faute de passer pour un chantre de la tricherie, un ennemi du fair-play, un sujet de Mourinho, une pute du football, un chômeur assoiffé de primes de match, je me contente d’insulter intérieurement mes deux coéquipiers pour leur putain de fair-play de mes alibofis. Et je ne vous dis pas ce que je mets sur leur compte, dans un torrent intérieur d’adjectifs tous plus dégradants les uns que les autres, lorsque nous prenons un but sur le corner qui s’ensuit. Vous comprendrez aisément que la décence, la pudeur et la censure Darmagnacienne m’empêchent de révéler la teneur de mes sentiments à ce moment du match. Mais, Francky et Nico, je vous aime quand même.
Un autre fait d’avant match qui m’a fait kiffé. Cette fois, c’est Baka qui est dans le coup. J’ai grave lové son discours d’avant match, insistant sur la nécessité de communiquer de façon positive, sans reproche, de rester dans l’encouragement. J’ai kiffé car il me semble que certains de nos derniers matches ont été plombés par une communication trop critique et peu à même de dynamiser et soutenir les potos. Et j’ai d’autant plus kiffé que je suis convaincu qu’un des facteurs clés du succès Celte (car même si je ne l’ai pas encore dit, on a putain de gagner ce putain de match, putain !) a été l’excellente communication qui a permis de former un bloc compact et toujours cohérent. En tout cas, lors de la mi-temps que j’ai passé sur le terrain, je l’ai clairement ressenti et j’ai kiffé un max. D’autant que mes vieux gigots ne pouvaient guère m’offrir d’autres plaisirs de jeu, étant donné que j’ai eu l’impression de jouer sur un demi-mollet. Et heureusement que le mot « mollet » est masculin, sinon j’aurais eu l’impression de jouer sur une mi-molette.
Mais n’en faisons pas un fromage, car au-delà de ces faits de jeu (j’en ai d’autres en stock mais je vais vous saouler avec mon roman : le soutif de Baldous, les douches ultra-modernes du stade, le 16 de Jean Luc, l’implosion pulmonaire de Romain l’ex-chat noir,…), je conclurais avec quelques mots sur le match. Les Celtes aux 6 cercles vert (là, je suis sûr qu’au moins deux autres sont allés checker leur maillot..) ont réalisé un match plein, sur un terrain difficile et face à un adversaire solide et bien organisé. Les hommes du Pub se sont montrés souvent dominateurs, supérieurs dans les duels, dans la circulation du ballon et la mobilité. Un match vraiment satisfaisant, de ceux que tu prends vraiment du plaisir à gagner, soldé par un succès 2 buts à 1 (buts de Marco et Gidou). Bien sûr, le manque d’efficacité offensive reste la talon d’Achille de cette équipe qui aurait pu prendre le large plus rapidement, mais cette rencontre se serait certainement transformé en défaite dans la première partie de saison. Chouette d’avoir progressé ainsi ! Certes, les Celtes n’entreront pas dans le Guinness des records grâce à leur attaque mitraillette, mais, à force de gagner, ils pourraient bien battre le record de Guinness descendues.

Note de la censure Darmagnacienne : Tu m’as régalé, et je pense que tu as fait le deuxième meilleur résumé de la saison derrière l’inimitable Batbeu!!!

12 réflexions au sujet de « Trophée CDA Senior 2013/14 : Journée 4 : FC La rose 13B – CIC A : 1 – 2 »

  1. Tupolef Ier

    Excellent résumé … Nous n’oublierons pas aussi la tête plein fer de notre cher N°9 sur l’ouverture du score, la sublime frappe du protège tibia de marco , dont Marty se demande s’il ne doit pas siffler coup franc indirect pour passe en retrait volontaire. Bref , mis à part cela , un état d’esprit conquérant et un Garcou quoi qu’encore maladroit , trouve ses marques . Une équipe solide et soudée et une victoire de plus les poulets!!!!

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  2. olivian

    Bravo les gars, c’est bon ca !!! comme par hasard quand j ‘y suis pas …. je vais vraiment me poser des questions .
    Personne n’a parlé des douches ….
    tres bon resumé MR Manu 😉

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  3. goalkeeper nico

    Excellent resume mon ami :-). Mon doigt te salue , un putain d hematome le lendemain mais qui se resorbe petit à petit. Fier de vous tous les gars et on remet ça contre catalan lundi , cette fois je prevois mille strap sur chaque doigt
    Hail hail

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  4. Taxi driver1

    Manu, ton résumé est à l’image de la circonférence de tes bourses, c’est à dire, ENORMISSIME!!!
    Hail! Hail!!!

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  5. Tonyexgoal

    Manu, c’est un métier dis donc…Bravo tu m’as régalé autant que l’équipe sur le terrain…et la prochaine fois que vous voulez vous filer, allez m’envoyer chercher un ballon encore…

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