Archives de l’auteur : Darma

CIC 7C : match de championnat vs AO Panzani B : 6 – 1 : saison 2023/24

Vendredi 19 janvier 2024 à 19h15 au stade Eghikian.

Panzini 1 CICV7C 6

buteurs Salah 2 Toto 2 Djilali et Khaled.

Match contre Panzani, très belle équipe qui va jouer le titre. 

La première mi-temps est très équilibré, le match est fermé, peu d’,occasions grosse bataille au milieu de terrain, et sur la dernière occasion de la première mi-temps un tir dans la lucarne : le goal la sort mais dans ses buts. 

1 à 0 pour le CIC à la mi-temps. 

La deuxième mi-temps démarre pied au plancher 2 à 0.

Puis 2 à 1. Mais pas de place au doute, dans la foulée 3 à 1. Le match s’emballe : Panzani se jette à l’attaque, mais les contres du CIC font mouche 4 à 1,puis 5 à 1.

Panzani est désorganisé 6 à 1 en toute fin de match. 

Le score est lourd pour une très bonne équipe de Panzani.

Le CIC enchaîne et se replace au classement. 

Le prochain match est aussi important contre un potentiel champion. 

Allez le CIC !

CIC 7A : match de championnat vs ASCI Felix Pyat : 8 – 6 : saison 2023/24

Vendredi 19 janvier 2024 à 19h30 au stade Charpentier.

CIC 7A – ASCI Félix Pyat : 8 à 6.

Résumé par Jean-Mickael.

Buteurs : Jean-Michaël ×2 Anthony ×2 Cédric ×2 Fred ×2

Ce soir, match contre Félix Pyat, les premiers du championnat. 

Au matin du match, nous sommes 12 celtes présents. Mais après une journée riche en forfaits de notre côté, nous ne serons plus que 9, dont deux gardiens. Mick dans les cages et Thierry va donc jouer dans le champ.

La surprise de leur côté c’est qu’ils ne sont que 6, dont un gardien qui ne semble pas vraiment avoir l’âge d’être gardien……

On commence avec une compo : Mick dans les cages – Thierry et Cédric en défense – un milieu Olivier Anthony Fred – et moi devant. Avec pour l’instant en back-up sur le côté Alain et Nico.

Les consignes du coach sont claires : mettre le pied sur le ballon, faire tourner, jouer simple.

Le coup d’envoi est donné et malgré l’échauffement, nous avons les pieds gelés ou les viers gelés je sais pas trop. 

La première action du match est pour nous mais je fais briller le goal adverse. Puis en 3 minutes, on perd déjà 3-0. Incompréhensible. Ils ont mis 3 fois le même but, un gars seul chez eux qui fait le décalage ou qui frappe, ça part deux fois à ras-de-terre sous les gants de Mick et une fois dans sa lucarne gauche.

3-0 pour eux au bout de 5 minutes, je suis dégoûté. Les mecs sont 5 joueurs de champ.

Ce qu’on ne peut pas nous enlever, c’est le fait qu’on ait continué à s’encourager les uns les autres (bon, pour dire vrai il n’y a pas eu que des encouragements mais c’est normal). On essaye de sortir la tête de l’eau, et c’est le cas de le dire puisque sur un superbe centre du gauche de Fred je marque de la tête 3-1, puis 3-2 grâce à Anto sur une frappe detournée. 

On a tous des occasions pour revenir à 3-3 : Anto, Olive, Fred, Céd ou moi, mais entre mauvais choix, frappes sur le gardien adverse ou frappes qui s’envolent on en reste à 3-2.

Changements avec Nico qui rentre en pointe, je passe à droite, et Alain qui rentre derrière pour faire souffler Thierry.

Changements malheureusement pas payant puisqu’ils viennent à marquer le but du 4-2, encore un crochet et frappe de loin. Rageant.

Mi-temps.

On se dit les choses, première mi-temps très mauvaise. On a joué à l’envers. On se remotive et le coach nous répète les consignes tactiques données au début du match. De mon côté, comme dab, je ressasse les occasions que j’ai vendangées.

Fred nous dit « les gars on ne rentre pas au vestiaire sans la victoire ce soir ».

Début de la deuxième mi-temps. Et là on commence à se mettre à jouer. Résultat égalisation puis but dans la foulée (Anto et Cédric). Les décalages se font, on repasse par derrière ou les côtés si on est emmerdé, bref on arrive à jouer au ballon.

Après honnêtement en face çà commence à être dur pour eux, ils courent tous dans le vide. 

Mais en vrai on s’en fout ce n’est pas notre problème et on met encore deux autres buts de Fred et moi, pour porter le score à 6-4. Puis Cédric met un but de filou de loin, alors que le gardien adverse avait quitté sa cage, sans doute pour aller pisser ou pour répondre au téléphone, ma foi…

Ils arrivent à revenir sur une action anodine : corner au second poteau, marquage lâché, tête, but. 7-5. Mais peu importe, les gars qui ont soufflé un peu sur le côté rentrent et Olive fait son pressing tout terrain 2 actions consécutives. Corner pour nous, cafouillage dans la défense adverse, ils ne sont pas loin du CSC et Fred en renard des surfaces surgit et enfonce le ballon et tout le monde dans les cages, 8-5.

Et alors que le match était quasiment plié, sur une remontée de balle, notre plaque tournante du milieu, notre maitre à jouer Anthony se fait tacler (?!??!???!???!???!?!????!) au milieu du terrain. Résultat sa cheville a tourné il doit céder sa place pour la fin du match. 

Il reste deux minutes, ils mettent un dernier but anecdotique, 8-6, score final.

Fred l’avait prédit, on est finalement rentrés au vestiaire avec la victoire.

Quelques enseignements à tirer de ce match :

– la victoire fait du bien, après plusieurs non-matchs et plusieurs déceptions. Qui plus est contre les premiers du championnat. 

– il faut s’écouter, s’encourager et se faire confiance. On commence à savoir tous comment chaque collègue joue, on doit arriver à utiliser les qualités de chacun.

– ça doit être utile pour les prochains matchs et pourquoi pas lancer une série de matchs sans défaite, dès la semaine prochaine à 1500m d’altitude à Ceyreste.

– toutefois les mecs en face étaient carbo, ce qui nous a plutôt grandement facilité la tâche en deuxième mi-temps.

– et surtout on espère que la cheville d’Anto a tenu et que ça va ce n’est pas trop grave.

Belle victoire qui nous remet dans le droit chemin, on peut regarder un peu vers le haut maintenant. Bravo à tous.

Hail ! Hail !

CIC V11 : 10eme journée de championnat vs FC Roquefort la Bédoule : 6 – 2 : saison 2023/24

Vendredi 19 janvier 2024 à 20h15 au stade de la Bedoule.

CIC V11 – FC Roquefort la Bédoule : 6 à 2.

Buteurs : Espo (x2), Sampo (x2), Coluche et Mathieu.

Résumé par Batbeu.

C’est au diable vauvert que nous jouons ce soir puisque nous sommes attendus dans ce haut-lieu du football rustique : Roquefort-la-Bédoule. J’arrive dans l’espoir qu’ils vont nous opposer,comme souvent, une certaine résistance. La victoire n’a de véritable saveur que quand elle est durement acquise. Notre shabbat footballistique (shalom Gillou) du vendredi soir s’annonce donc épicé en mode Gaza Party. Tant mieux.
Lolo Bispo est le premier arrivé. On gagne du temps de jeu comme on peut. Il faut bien sucer la Tour Eiffel pour la rendre pointue. Tandis qu’Auré est déjà en tenue, rutilant comme une joueuse de l’OL, une ombre semble se dessiner dans le vestiaire. Presqu’un doute. Nabil reste absent. Ce n’est pas un simple retard : il ne viendra pas du tout ! Nous nous regardons d’un air ahuri (en particulier Jo) et l’angoisse nous gagne. Comment allons-nous évoluer sans les plans de jeu guardiolesques de
notre entraîneur patenté ? Soudain apparaît Mimet et son galurin. Nous sommes un peu soulagés.
Mais à peine. Pour certains cela entraîne même des problèmes gastriques et Coluche disparaît derrière une porte : l’écureuil tape au carreau semble-t-il. Cette légère confusion quant à moi me donne plutôt soif et je ne cracherai pas sur une petite bière pour me graisser le toboggan.


Alors que nous nous échauffons comme des enfants sages, les Bédoulens envisagent cet exercice comme une contrainte surannée semblant oublier qu’à notre âge canonique c’est la blessure qui te nique. Steph a heurté son orteil l’an dernier contre un Wisigoth du fin fond d’un village provençal perdu : ça fait huit mois qu’il attend pour rejouer. Contrôle des licences, qui m’a toujours fait penser à un acte carcéral, et là, nous évitons le drame de justesse. L’arbitre ose demander à Cédric d’enlever son cache-cou. Ce dernier, qui vient du ghetto de Plan-de-Cuques, prend cette rodomontade comme un affront et s’adresse vertement au représentant de la Loi. Face à ce début
d’échauffourée hyper violent, nous restons comme deux ronds de flan (en particulier Jo) puis le match débute.
Cissou absent, notre équipe semble étrangement bien organisée car chacun reste dans sa zone. Je me permets ici une légère digression afin de défendre les joueurs qui dézonent. Touché personnellement par ce mal superbe, je voudrais ici rappeler l’importance du « dépassement de fonction ». Autant il y a des mots contemporains qui ne devraient pas exister comme « impacter » ou « bienveillance »,
autant je trouve cette expression pertinente. Même dans un football actuel qui se voudrait scientifique et trop cartésien (« bloc médian » zarma), on est forcé de reconnaître la dimension irrationnelle, instinctive qu’adoptent certains joueurs comme une qualité. Dieu soit loué.


Dès les premières minutes nous prenons l’ascendant et un de leurs joueurs, à la tête curieusement rectangulaire, se blesse. Ischio. Paf. Classique. Il peut désormais poser sur sa cuisse un rectangle de glace. Ou son crâne. Ça peut faire aussi l’affaire. But clinique de Coluche suivi d’un « Espo ». Pour information, un « Espo » est un but ni laid ni beau marqué avec un corps ni fin ni gros. Ce parfait équilibre, dit du « moyennasse », n’est pas simple à trouver. Détrompez-vous. Le triangle d’or Auré-Steph-Batbe fonctionne à merveille et notre défense centrale Franky-Charly fait bonne garde
malgré un attaquant adverse qui leur donne du fil à retordre.
En parlant de fils, ce sont ceux de Jo qui vont finir par se toucher en fin de première mi-temps. En effet, après un énième mauvais choix de jeu de sa part et après lui avoir partagé mon savoir une énième fois, le voici qu’il prend la mouche. Demande du respect. Crie à l’injure. Est-ce injurier que de rappeler un état de faits ? Je suis perplexe. Certains joueurs viennent même me voir afin que je baisse le gaz sous notre soupe au lait nationale. Je suis tenté, bien au contraire, d’en rajouter un peu mais je pense soudain à l’équipe et à la notion de bien collectif. Je ne laisse donc pas mon humeur
personnelle prendre le dessus. Un peu de sagesse que Diable !


Les buts s’enchaînent avec Espo encore et Matthieu qui, après trois sauts d’obstacles, une course rapide de cent cinquante mètres et une demi-volte renversée(1), pousse ce qui lui semble être un ballon au fond des filets. Le mot « chevauchée » a été inventé pour lui. Autre dada à entrer sur le manège, Sampo qui fête son retour avec un doublé et une absence de luxation acromio claviculaire de stade 3. Malgré les deux buts vains que nos adversaires parviennent laborieusement à marquer, la
messe est dite. Franky en profite pour sortir sur une blessure diplomatique tandis que Lolo fait une entrée remarquée. Il tente de mettre la tête à la 76’.
Vers la fin du match, j’ai maille à partir avec un joueur quelque peu hostile après une semelle, un peu appuyée certes, de ma part. Cet être incongru appartient à la catégorie assez originale dite du « Rasta blanc ». Très dangereuse. Cette tentative de collision culturelle entre Roquefort-La Bédoule et Kingston me déroute. C’est quand même fou jusqu’où le rastafarisme a pu déposer ses graines !
Après tout, il a comme moi une tête d’abonné au gaz. Nous nous quittons bons amis.
L’homme en noir siffle. Victoire nette et sans bavure 6-2. Nous nous serrons la louche. Direction la douche et la trattoria pour se péter les bretelles.


(1) Demi volte renversée : contraire de la demi volte. Le cheval commence par une oblique et termine par un demi
cercle qui lui permet de se retrouver à l’autre main.