Championnat Senior 2013/14 : Journée 4 : CIC A – AS Margeray : 0 – 3

Reportage Vincent Reboul
Lundi 17 Février 2014 : 4 ème Journée du Championnat Senior groupe E au stade Senafrica à :
Celtic Irish Club A – AS Margeray : 0 – 3

UNE MARGE DES QUARTS

AS MARGERAY 3 – 0 CELTIC IRISH CLUB (0-0)

stade Senafrica
temps : beau mais froid
Coach : Bubu
Dirigeants: Pierrot “maricon” le sorcier,
Spectateurs : Manu « superbowl », taxi2.

Compo : Gardien : Nico Highlander
Défenseurs : Francky Quaterback, Souleyman Olivian
Couscous Garçou, Petit Vincent
Milieux : Vieille bite, Jéjé le maçon du cœur, Taxi1, Xavi l’hélicoptère
Attaquants : Jo , Rongeur Gidou
Remplaçants : Redboul antivirus, Cissou, Chris

Lundi 17 fevrier, le CIC A recoit l’AS Margeray sur le grand et tres bon stade de Senafrica pour la 4 em journee du du groupe E.
Les celtes s’attendent à un gros match d’autant plus que notre capitaine d’un soir, Olivian, les motivent particulièrement, celui-ci ayant joué avec eux avant de rejoindre le CIC.
Coach Bubu a reconduit le système de jeu avec quatre défenseurs, 3 milieux récupérateurs, un No10,
et deux attaquants.
La 1er mi temps commence, les celtes sont bien en place, grosse bataille au milieu, on ressort proprement de derrière.
Tres peu d’occasions des 2 cotés: frappe de gidou, Jo à 2 poils de cul de reprendre un centre millimétré de Gareth Garçou du côté de nos adversaires surtout des contres et 1 frappe de loin.
A noter un duel épique entre le petit Vincent et le 9 adversaire, engagement physique et provocation des 2 cotes, finalement le n°9 ira voir du côté de Garçou si l’herbe n’est pas plus verte.
A la demi heure changement chez les celtes : taxi, bardychenko le manifestant et jo sortent pour redboul, Cissou et Chris.
Olivian en profite pour se prendre un carton blanc et passer dix mn sur le banc.

La pause arrive et coach bubu nous félicite de notre prestation, on doit continuer comme ça, nos adversaires se prennent un savon de leur propre coach, ils sont loin d’être sereins.

Le match repart, Olivian rentre, le match repart sur les mêmes bases, Redboul obtient de nombreux coups franc contre lui à son poste de milieu (pas mauvais le redboul à ce poste, devrait être reconduit, se dit Bubu sur le banc)

Les celtes obtiennent un corner, celui-ci atterrit sur la tête de Chris, la ballon frôle le montant….à l’extérieur de quelques centimètres!

Quelques instants plus tard sur un corner de Margeray, l’arbitre ne voit pas la charge sur Nico et nos adversaires ouvrent le score.
1-0.
Nico est hors de lui, traitant l’arbitre ou l’adversaire de petit bras.
Les celtes repartent au combat, mais leurs tentatives sont stériles et c’est au contraire Margeray qui double le score sur coup franc direct.
2-0
Cela fait rire bardychenko et Gareth, Taxi les remets en place.
Les celtes essayent de se relancer mais les blessures de Gidou et Nico (remplacé par jo) perturbent la mécanique.
Le match est un peu plus haché, et Garcou suite à une faute sur un adversaire, s’excuse en lui adressant un « AU REVOIR! » WTF Garçou?!

Le match sera définitivement plié suite au 3 eme but sur contre attaque de Margeray.

Conclusion:
Un score sévère malgré le bon match de la part des celtes mais le manque de réalisme offensif de leur part, à empêcher le match de basculer du bon côté.
La marge n’était pas si grande et le score est flatteur, dommage…

Championnat Senior 2013/14 : Journée 4 : Clam Aubagne – CIC C : 2 – 2

Résumal by Romain Bazin
Lundi 17 Février 2014 : 4 ème Journée du Championnat Senior groupe C au stade du Charrel :
Clam Aubagne – Celtic Irish Club C : 2 – 2
Buteurs : fred Ville, Geo

Nous nous retrouvons au charrel, où un magnifique synthétique a remplacé le stabilisé le plus pourave de l’histoire (il y avait peut être match avec celui de Luminy toujours en activité pour ceux qui connaissent…) ce qui rend rapidement le sourire. Quand je dis nous je parle des 4 qui étaient à l’heure ;).
15 minutes avant le coup d’envoi le reste de la troupe arrive et nous allons entamé la rencontre avec la composition suivante:

Jojo – Romain – Cyril – Maxou – Thomas – Chiny – Renaud – Négli – Fred – Geo – Jumo

remplaçants: Ronan et Marc.

Coach: Sir Alex

Supporters: Désiré et Julien.

Coup d’envoi donné, on sent que l’équipe adverse est très motivée et nous met la pression, après quelques minutes de jeu, l’attaquant adverse donne un mauvais coup à Maxou après que celui-ci lui ai repris le ballon dans les pieds devant le but et reçoit légitimement un carton blanc. Le jeu ce rééquilibre petit à petit mais sur un coup-franc à 25 m, Jojo masqué par 2 adversaires « à la limite du hors jeu » ne voit pas le ballon rebondir et fusé dans le but. Le Cic piqué au vif, met plus d’intensité et se procure quelques actions construites, sur l’une de celle-ci Fred réussit un bel enchainement contrôle orienté frappe précise et égalise, ça fait du bien.

Jumo fait preuve d’un excès d’engagement et tacle un adversaire par derrière devant le banc adverse, qui s’agitait de plus en plus et a sauté sur l’occasion pour mettre la pression sur l’arbitre et glisser quelques noms d’oiseaux à Jumo. Notons que Jumo s’est excusé et a gardé son sang froid ce qui n’était à mon avis pas facile, comme il dit il a grandi c’est bien minot.

Alex fait tourné, et je me retrouve successivement sur le banc puis ailier droit, où l’arrière m’oublie complètement pas, Chiny qui me glisse un bon ballon en profondeur seulement je suis dans un soir catastrophique (ce qui m’a valu de goûter au banc et le résumé probablement 😉 ), je vois Geo tout seul au centre évidemment passe ratée mais le ballon rebondit sur le défenseur adverse qui rectifie parfaitement la trajectoire du ballon pour Geo qui pousse le ballon dans le but on prend l’avantage!!!!!

La mi temps est sifflée sur ce score de 2-1 et une ambiance un peu tendue.

Si notre jeu n’était pas flamboyant en 1ere mi-temps nous avions tenu le ballon et nous étions procurés plusieurs occasions.

A l’inverse la 2e mi-temps sera un cauchemar, j’ai l’impression que l’on a passé 3 fois la ligne médiane balle au pied et qu’en défense on a joué 200 duels, les adversaires jouent mieux que nous et mettent 10 fois plus d’engagement (parfois à la limite), nous n’avons pas de réponse collective adaptée, et nous subissons les assauts adverses pendant les 30 premières minutes. Domination cependant stérile due aux nombreux arrêts de Jojo, jusqu’à ce que je tacle bêtement l’attaquant dans la surface, je rate le ballon pas sa jambe, pénalty légitime transformé, désolé les gars!

Cette égalisation bouscule un peu notre ego et nous jetons nos dernières forces dans la bataille, mais plusieurs tacles « engagés » adverses et de longs ballons non maitrisés, mèneront à un match nul.

Ronan s’est blessé pendant cette mi-temps et ma cheville a une nouvelle fois tournée (quelle bonne soirée lol).

Enfin on a quand même pas perdu, je ne sais pas si c’est mérité mais c’est positif!!!!!

Hail, hail!!!!!

Championnat Senior 2013/14 : Journée 4 : CIC B – FC Entrepotes : 3 – 1

Reportage jean-Mi Selva
Lundi 17 Février 2014 : 4 ème Journée du Championnat Senior groupe B au stade du Cesne à 19h30 :
Celtic Irish Club B – FC Entrepotes : 3 – 1

Bonjour ce sera un résumé court mais agréable puisque une victoire est obtenue à l’issue de ce match.

En première mi-temps, l’ensemble de l’équipe rentre bien dans le match, le ballon tourne bien. Nous effectuons des passes courtes et longues en gardant un jeu a terre. Ce qui nous permettra de marquer deux BUTs !!
Ces derniers inscrit par le même joueur : « PETIT FRANCKY ».
Après ce doublé nous jouons moins bien, nous dégageons un peu plus devant et le ballon prends de la hauteur. Nous déteignons sur eux….

En deuxième mi-temps la reprise est dure nous entamons la seconde partie plus décontracté. Ça joue trop facile, une querelle intervient entre les deux équipes un rouge pour eux, et un blanc pour nous. Je ne citerai pas de nom.
Même a onze contre dix c’est difficile, grosse erreur défensive, avec une mauvaise relance de la part d’un de nos camarades, conséquence but, deux à un.
Le match n’est pas fini, cela nous réveille un peu, on reprend nos esprits doucement en effectuant de multiples attaques.
Et c’est lors d’une contre attaque avec la récupération du ballon de Doug, qui passe à Jean-Mi, Lui même s’en va seul, car je crois qu’il veut se rattraper d’une certaine erreur…. Il veut marquer ce but, mais a l’instant même ou il décide de tirer voici la venu inattendu en retrait de notre grand chauve Lolo !!
De ce fait, il lâche le ballon en effectuant la passe de la mort et Lolo s’en va mettre ce 3ème but au font des filets tout en gardant son sang froid.
Le match est plié l’adversaire ne se remettra pas de ce but.
Fin du match 3 à 1 pour le CIC.

En troisième mi-temps nous retrouvons FRANCKY et son doublé, Jean-mi, et Max, pour faire l’après match avec les autres joueurs des différentes équipes du CIC.

Championnat Senior 2013/14 : Journée 4 : ADC Foumbouni – CIC D : 3 – 1

Résumé by Cyril
Lundi 17 Février 2014 : 4 ème Journée du Championnat Senior groupe A au stade de Saint Joseph à 19h15 :
ADC Foumbouni – Celtic Irish Club D : 3 – 1

Retour au championnat après 15 jours de repos et une défaite horrible en coupe du comité contre Catalans…
Ce soir c’est un adverse inconnu pour la plupart qui nous attend, l’ADC Foumbouni. Le match se joue sur le stade de St Joseph, super stade au milieu de l’autoroute, très mal éclairé, et sur lequel on trouvera quelques bonnes surprises, merde de chien un peu partout, papiers et j’en passe …
Rendez-vous pris pour 18h30 (18h15 pour les plus courageux). Tout le monde arrive à l’heure, se change et on commence l’échauffement en douceur … mais sans ballon …le coach n’est pas encore arrivé. 19h20, Manu arrive (enfin), on peut toucher un petit peu le ballon …
Apres un échauffement sérieux, tout le monde rentre au vestiaire pour le traditionnel discours d’avant match de coach Manu. Composition et tactique affichés sur la porte, associés à quelques mots de motivations et nous voilà prêt pour commencer ce match.
Composition :
Max – Espo, Antho, Seb, Romain – Max, Bapt – Emmi, Batbe, Loris – Papa
Remplaçants :
Pierre, Toto, Philou, Cyril
Coup d’envoi 19h30. Les 2 équipes s’observent pendant les 10 premières minutes sans vraiment être dangereuses. Rapidement, on se rend compte que notre adversaire du soir a de très bonnes qualités techniques et physiques. Le ballon circule bien et notre équipe commence à être en difficulté. Heureusement, notre défense tient bien le choc.
10eme minutes, première belle occasion pour le CIC D, avec un bon travail de Bapt qui arrive à se mettre sur son bon pied et décroche une frappe puissante que le gardien adverse arrêtera. Cette occasion va remettre notre équipe en jeu et 2 minutes plus tard, Loris bien décalé sur son couloir gauche va manquer son face à face avec le gardien. Quel dommage ! Cela semblait pourtant facile … On notera au passage, la jolie simulation de blessure de Loris qui reste au sol après son action manquée … il se relèvera 30 secondes plus tard … l’air de rien 
15eme, nous sommes toujours en possession du ballon, Batbe récupère, fait un crochet dont lui seul à le secret et frappe des 20m. Frappe puissante qui rebondira 10 fois avant d’arriver au 6 mètres …et d’être ramassé par le gardien adverse. C’est dommage, l’intention y était !
Sur l’action qui suit, notre défense récupère le ballon, et Max est lancé sur le côté droit. Il déborde, mais se retrouve rapidement seul… il obtiendra une touche qui malheureusement ne donnera rien.

20eme minute, Loris déborde sur la gauche et laisse sur place son adversaire du soir, malheureusement son centre est rentré est intercepté, et grosse contre-attaque de l’équipe adversaire qui va percer notre défense et mettre à contribution Max qui va nous sortir un premier gros arrêt.
Cette action va remettre nos adversaires dans le jeu, et jusqu’à la fin de cette première mi-temps, nous allons subir. Et c’est un peu contre le cours du jeu que notre phénomène Batbe va provoquer un penalty qui sera comme à son habitude, transformé par Romain. 1-0 pour le CIC D.
Quelques minutes avant la mi-temps, Papa est lancé sur la gauche et va se retrouver en face à face avec le gardien… il pousse trop son ballon, le gardien intercepte. Quelle occasion manquée qui aurait permis de faire le break avant la mi-temps.
Coup de sifflet, les équipes se quittent à la mi-temps sur ce score de 1 – 0 pour le CIC D.
Reprise du match avec quelques changements, Toto et Philou vont faire leur rentré au milieu. Dès le début, nos adversaires semblent ultra motivés et physiquement biens, et vont rapidement faire le jeu et se procurer des occasions. Le CIC va tenir 10 minutes, jusqu’à ce que Max sorte dans les pieds d’un adversaire, l’arbitre n’hésite pas … Penalty… Transformé … 1 – 1
A partir de ce moment, on y est plus. Tout le monde a baissé la tête, et nous allons subir et souffrir jusqu’à la fin du match. Aucune occasion franche de notre côté, mise à part un corner qui sera repris par Toto qui malheureusement manque la cadre de peu.
75 eme, contre-attaque de l’équipe adverse qui va se retrouver rapidement dans la surface. Seb, seul face à 3 attaquants, intercepte leur centre et repousse sur un adversaire qui n’hésitera pas à frapper et tromper notre gardien. 2-1 … On est au fond du trou…
80eme, frappe enroulée d’un adversaire au 25m, lucarne … Rien à dire, on est impuissant.
Fin du match, 3-1 … nouvelle défaite et de gros doutes. Tout le monde est déçu. Un problème physique d’après notre coach qui nous reprochera notre manque d’implication aux entrainements, mais aussi notre manque de rage sur le terrain.
Chacun doit se remettre en question, et rapidement retrouver le plaisir de venir jouer le Lundi soir, car malgré tout, même si on est en mode compétition, ce n’est que par le plaisir de se retrouver tous ensemble que l’on retrouvera notre jeu… et chacun sait de quoi on est capable.
Forza CIC

Coupe de France Delaune 2013/14 : 32eme de finale : Aucamville(31) – CIC : 0 – 6

Résumé TOUT CHAUD by batbeu la nouvelle plume du CIC
Dimanche 2 Février 2014 : 32 ème de finale de la Coupe de France Delaune à Toulouse au stade Canto Laouzetto à 15h00
As Aucamville – Celtic Irish Club : 0 – 6
Buteurs : Yespapa(2fois), geoffrey, Jumo et????

Le chêne, le roseau et le petit lapin
Trêve de suspens. Je ne te ferai pas en effet attendre plus longtemps, cher lecteur, en te dévoilant immédiatement les fruits de notre épopée toulousaine : six buts à zéro. Evidemment, tu te poses des questions : ont-ils joué au tennis ? Ont-ils affronté des demi-hommes ? Ont-ils un nouveau numéro dix digne de ce nom ? Tout doux, tout doux, lecteur farouche… La patience est une vertu. Voilà comment tout a commencé.
Tandis qu’en début d’année Le Zim reprenait les rennes d’une cavalcade foudroyée en quart de finale l’an passé, la rumeur voulait qu’il s’adjoignît un assistant particulièrement taiseux du nom de Manu Gineste. Ainsi, tels Zorro et Bernardo vengeant dans l’ombre la veuve et l’orphelin, ce nouveau couple nous convoqua tout un chacun après quelques aléas calendaires liés aux intempéries. Ça sentait bon l’organisation au carré avec subtilité stratégique, du moins c’est ce que Le Zim tentait de démontrer en arborant fièrement son bloc-notes noir format A4 qui, à lui seul, en imposait. La rumeur – encore elle – voudrait que, contrairement à un autre objet noir qu’il a fréquenté, celui-ci serait encore vierge.
Bref, un premier convoi s’élance le samedi. Affres de la vie moderne et de l’amour effervescent, nous passons en compagnie de Loris récupérer Iron Man à Auriol mais aussi son fils afin de le ramener à sa mère à Graulhet près de Toulouse. Tout le monde a suivi ? Alors que le pilote champion d’Europe de superkart 250 conduit paisiblement sa mégane, un coussin sous les fesses histoire d’être à la bonne hauteur, je décide courageusement de piquer un somme. Tu sais, lecteur, que le sommeil est une deuxième vie que Platon lui-même consacra dans ses écrits (à propos de Platon on y reviendra, hein Jean-Luc ?). Mais que nenni. Titou est déjà, malgré son jeune âge, un être généreux et me propose sans que j’ai le temps de répondre, un massage autrichien d’environ trois heures et demie. Ce dernier se pratique avec les talons, lesquels doivent percuter vigoureusement le dos du patient. Effet garanti. Insomnie. Mais relaxation profonde également. Un peu comme si j’avais inspiré plusieurs bouffées de cette substance qu’on appelle, je crois, la résine de cannabis. Merci Titou. En arrivant j’étais donc neuf. Il n’y avait plus qu’à m’inverser pour obtenir le score du match.
Rapide passage à l’hôtel. J’entre dans la chambre. Au-dessus du lit, sur un rectangle de plastique, il y a écrit en gros : « ouvrez les yeux, c’est votre chambre, fermez les yeux, ce sont vos rêves ». Pense plutôt à fermer ta gueule mec quand tu as des idées comme ça ! Voilà ce qui se passe quand des promoteurs immobiliers s’occupent de poésie, tout ça parce qu’ils viennent de voir Vanilla Sky. Tu t’appelles Kyriad, non ? Pas Baudelaire. Pas le duc de Boulogne non plus. Tu veux rivaliser ? On va te dévaliser, te déraciner, te décalciner. Tout en calmant mes ardeurs de guedin, je traverse une eau marronnasse pour arriver dans un pub bondé, France-Angleterre oblige. On boit des bières quand on arrive à commander. On commence à avoir faim. A Toulouse, on aime faire la queue devant les restaurants, elles sont parfois longues, jusqu’à venir buter sur le trottoir (Jean-Luc voici une métaphore érotique mais chut ! personne ne doit divulguer le nom de celui qui a pu bénéficier de cette gâterie nocturne, hein Steph ?). Au final, on se retrouve dans une chaîne de pizzéria dont je ne voudrais pas faire la publicité ici. Catalogue Camif pour le menu, pizza mi-cuite et tiramisu invalidé par Maxime (un petit nouveau). Par contre Bernardo a disparu. Il s’est prévu une contre-soirée déguisée dans une grange avec performance burlesque (traduction : des grosses qui dansent pour faire croire qu’elles se sentent bien dans leur peau) et musique électro. Muet mais pas con, le Bernardo, bien qu’il ait fini sa nuit avec une fille du spectacle plutôt qu’avec la copine qu’il devait retrouver.
Quelques nouveaux venus font leur apparition : un certain Maxime, tout droit arrivé d’une bourgade insalubre qu’on appelle Aix-en-Provence, un certain Philippe déjà particulièrement investi auprès de ses entraîneurs et qui a du mal à choisir son menu d’un seul coup, et un certain Jean-Luc. Je mets du temps à m’en rendre compte mais c’est un poète que je découvre en la personne de JLB. Sous sa carapace de Hummer il y a un cœur qui tambourine et qui s’écrie : « ta mère ! ». Il y a la rencontre inoubliable avec un petit lapin, la caresse à un chien à l’entrée de l’hôtel, le partage de sa morve sur le dos de Max sous la douche. De l’émotion à l’état brut vous dis-je ! Toutefois JLB, abonné au magazine Mieux vivre votre argent, n’oublie pas le sens des réalités : il nous offre en fin de soirée une demie-tournée. Bref, comme aurait dit ma grand-mère marseillaise : « cet homme, c’est un vrai poème ! »
Une soirée raisonnable donc avec retour au pub. JLB sniffe quelques traits de vodka-pomme et on empêche Sorcier de se battre avec un rugbyman. J’évite la partie de cartes et, m’allongeant, ne tarde pas à rejoindre cet espace rêvé dans lequel sur un terrain de football je peux courir vite. Je repense à ceux qui ont choisi l’aventure nocturne et qui ne manqueront pas de nous raconter le lendemain leurs exploits supposés véridiques. Le deuxième convoi arrive et vient rendre hommage au slip emblématique de JLB. Il y a des œuvres qui se respectent.
Lever correct. Menu à l’hippopotame ou au faux Macdo. Arrivée au stade, proche de la cité du Mirail qui, grise et fleurie de paraboles, nous rappelle que la pauvreté est partout la même. Distribution des maillots. Révolution au sein du groupe : Philippe est numéro 10 et capitaine. Un choix osé mais confirmé par la prestation du leader de la D, groupe dont la prestance – est-il utile de le rappeler ? – inspire les autres équipes du Celtic par la qualité de ses prestations, ce qui explique que de nombreux joueurs de la D aient été sélectionnés pour cette Coupe de France. Bon, on perd le lendemain 6-2 contre Catalans, certes… Discours fébrile du Zim avant le coup d’envoi. Il débute faut-il le rappeler. Pour revenir au match, après un quart d’heure de flottement où se mêlent à la fois digestion pâteuse et organisation de neurones en bas débit 512 ko, Iron Man ouvre le score en cassant la cage (Titou ! Titou!). Jumeau déborde et c’est comme s’il s’entraînait à sauter des haies constituées de joueurs souvent gras et orange. Et oui, nous affrontons le Shaktar de Toulouse mais qui n’aurait pas eu connaissance de la chute du Mur de Berlin. Max tente ses frappes, Maxime se promène, Jean relativise, JLB fait son footing en repensant à son petit lapin, Lolo centre quand il faut tirer et tire quand il faut centrer, Romain découpe, Jojo est aux cages, Antho cherche Yespapa, Yespapa cherche les bois. Et les trouve. Ce n’est pas un numéro 9 que nous possédons mais un chêne. Peu importe la nuit qu’il passe, il est là. Il deepthroate la défense par deux fois. La routine, quoi. Cette grosse saucisse toulousaine s’est déchiquetée sous nos assauts. Pas très amusant finalement. Heureusement que je me suis un peu attrapé avec le 6 et que JLB a subi un attentat testiculaire. Et Philippe me direz-vous ? J’aurais tôt fait de le vilipender en prétextant qu’il ne court pas ou de foutre la merde en insinuant que Max ne le porte pas dans son cœur. Mais non. Je ne le ferai pas. Je suis bien entendu au-dessus de tout ça. Je suis le roseau qui se penche jusqu’à toucher le banc de touche d’ailleurs. Pour évoquer Philippe et son jeu, je tenterais plutôt une allégorie (Jean-Luc, c’est pour toi) : le jeu de notre nouveau numéro 10 ressemble à s’y méprendre aux statues de l’Ile de Pâques. Personne ne sait comment elles sont arrivées là. Mais elles en imposent. Et c’est beau.
Pour revenir au banc de touche, je l’imagine en ce dimanche finalement ensoleillé comme l’antichambre de la mort footballistique, un cimetière des éléphants en somme. Je m’y assois à contre-coeur durant toute la première mi-temps et puis un peu de la deuxième. Merde, je ne pensais pas que ça viendrait si vite. Vanité des vanités comme dirait l’Ecclésiaste. Petite leçon d’humilité. Ça peut pas faire de mal. Un peu quand même…
Enfin, lecteur, le qu’en-dira-t’on te parviendra peut-être selon lequel j’aurais commis un sprint rocambolesque et sonore qui s’avoua particulièrement stérile. Certes tout n’est pas faux dans cette histoire peu rapide mais je tenais à rappeler que ce n’est pas moi qui suis trop lent. C’est le monde qui va trop vite.