Résumal BY BARDY
Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Le CIC en ce temps-là
Accrochait ses tibias
Jusque sous nos fenêtres
Et si l’humble o’Brady
et toutes ses Kilkenny
Ne payait pas la sienne
C’est là qu’on s’est connu
Moi qui lâchait la mienne
Et toi qui a tout bu
Allez l’Oème, allez l’Oème
Ça voulait dire on est heureux
Allez l’Oème, allez l’Oème
Nous ne buvions qu’un jour sur deux
Sur les terrains voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que pimenteux
Avec des centres creux
Nous ne cessions d’y croire
Et quand quelque défaite
aux lendemains de fêtes
On prenait une toile
Nous reprenions des verres
Groupés autour de Scuale
En oubliant les verts
Allez l’Oème, allez l’Oème
Ça voulait dire Allez le CIC
Allez l’Oème, allez l’Oème
Et nous bandions sur le CELTIC
Souvent il m’arrivait
Après un match gagné
De passer des nuits blanches
Epuisé au matin
mais fier de mon festin
et des passements de jambe
Et ce n’est qu’au lendemain
tous les mardi matin
Devant un café-crème
Epuisés mais bouilli
Fallait-il que l’on s’aime
Ou qu’on aime la Kilkenny
Allez l’Oème, allez l’Oème
Ça voulait dire on a vingt ans
Allez l’Oème, allez l’Oème
et nous buvions l’air du temps
JEU, SET, et MATCH….6-3 (3-1)
Lundi 9 Janvier 2012, 8 ème Journée de Championnat Senior du Lundi au Stade de la Pomme à 19h15 :
Marseille Inter Club – Celtic Irish Club : 6 – 3
Buteurs : Romain C, Amir, Baldous
Arbitrage de Monseigneur Marty
Si je me permets ici de plagier le plus célèbre des Arméniens, c’est que notre club a maintenant une histoire assez longue pour pouvoir vous narrer quelques souvenirs, tel une vieille bite flasque mais qui comme le dit la fin de la chanson de mon club paternel dont les Toulonnais en ont fait un tube Piloupilesque…oh non, non, non le SMUC n’est pas mort…oh non, non, non le SMUC n’est pas mort, car il bande encore, car il bande encore…
Oui Messieurs les Celtes, je bande encore…ok, certes moins qu’avant, du moins d’un ordre morphologique..quoique..mais ma ferveur pour nos couleurs est intacte, bien plus que celles de certains jeunes insolents qui ne nous apportent que leur fougue et leur vitesse, sans entretenir le flambeau des traditions d’après match.
Je vous parle donc d’un temps, que les moins de vingt ans n’ont pas connu. Celui ou j’étais la tête, les jambes, le cœur et les poumons du club…Ou il fallait recruter, entrainer, sélectionner, apporter le matériel, le ramener, fabriquer et laver les maillots, rédiger les reportages, les mettre en ligne…Oui, il en a eu des nuits blanches pour lancer notre magnifique aventure mais quel bonheur de voir quelques 15 ans plus tard que les plus fidèles ont repris une grande part du flambeau et œuvrer pour avoir un club de plus de 100 licenciés.
Je vous parle d’un temps ou un autre club a posé ses premiers crampons sur les nombreux stabilisés de la ville avant que la plupart ne se transforment en tapis de velours. Un club lui aussi déjà moderne et un des pionniers a mettre son club en ligne sur la toile. Le MIC est donc presque aussi vieux que le nôtre. Crée en 1999 sous la houlette de Laurent Ribéro qui était mon pendant exact à ses débuts. Il a mis le club lui aussi sur les rails mais n’a pas eu le bonheur de voir ses amis poursuivre son œuvre, du moins en ce qui concerne la communication. Car au niveau sportif, le club a connu ses heures de gloire avec quelques championnats et quelques coupes pour remplir son armoire à trophée. Pourtant ce ne fut pas toujours le cas et je me souviens d’ailleurs que nos joutes respectives se soldaient très souvent par des matchs serrés mais toujours à notre avantage jusqu’à un fameux jour où Je me permettais de titrer un de mes reportage : CIC NIC MIC….qui mit quelques peu le feu aux poudre…
Il en suivit quelques matchs engagés mais toujours corrects, et la tendance commença à s’inverser…Le MIC étant devenu un des meilleurs clubs de notre fédération et une valeur sure. Nous avons depuis beaucoup de mal à rivaliser et de courtes défaites en match nul suivant les saisons jalonnent maintenant nos confrontations.
Au sortir d’un samedi de coupe laminés 6-2 par une équipe de Baille fortement rajeuni et un mistral ravageur, je ne m’attendais pas à conclure ce début d’année par une autre déroute et un autre set perdant…
Le début de match me donnait raison, 5 minutes parfaites avec un contrôle de balle total dans toutes les zones. Le cuir circulait allègrement de bas en haut sans sauter les lignes et en profitant de l’immense billard de La Pomme. De Lolo l’homme dont on a jamais vu la bite, en passant par la charnière désormais fidèle PPD, Kaboré jusqu’à l’autre aile ou Vince « eh merde » était posté, en remontant par de petites touches par la vieille garde Baka, Bardy pour décaler soit Pitou, soit Micka et atteindre le duo Zim, Bakalian. Le MIC ne touchait quasiment pas le ballon et on se prenait à rêver…A la conclusion de ces 5 minutes parfaites, un coup de boule en plein château d’If de notre Her Chauve qui au fur et à mesure que le Frioul s’éloigne du Prado sur son crane, son amour pour la Mailleneuchaffte se rapproche. Bref suivant son expression favorite à la lecture de ses panflets dans la Provence, les filets tremblent déjà, peux être trop tôt……
Puis, la lumière s’éteignit..jusqu’à la mi-temps. Il faut dire qu’un joueur de plus rentrait sur la pelouse. On jouait à douze….Son Nom : Dégun ! Et il prenait quasiment tous les ballons…passe à Dégun, ouverture à Dégun, centre à Dégun, dribble pour Dégun, dégagement sur Dégun…Il était même dans tous les intervalles adverses. Aussi rapide que L’homme qui valait 3 milliards (lui aussi les moins de 20 ans etc…) à chaque transmission du MIC, il était là, infatigable, mais le plus incroyable est qu’il était aussi sur le banc et sur la touche…car bien sûr, malgré le naufrage en cours, on entendait Dégun remettre de l’ordre dans ce désastre. Ou plutôt si, le coach le faisait sortir pour aussitôt le remplacer par lui-même…Alors dans cette bouilli de football on prenait 3 pions…Une petite lucarne de notre ami Sucette pour nous souhaiter ses meilleurs vœux, surtout à JS, et 2 contre rapidement menés. L’un était Hors-jeu, mais tellement de peu qu’on ne peut rien reprocher à Mister Marty qui lui aussi faisait partie de le fête et voulait nous prouver à sa manière que l’arbitre fait partie du jeu, et qu’il a le droit de se tromper puisque Platini le dit..
On arrivait donc à la mi-temps avec un écart de 2 buts mais un moral déjà perdant, ou plutôt perdu…Dans les vestiaires, ça discutait ferme…etait-ce le prochain vendredi 13 à venir, mais on avait l’impression qu’on jouait les prochains numéros du loto…le 9, le 6, le 25, le 11…et le complémentaire….le fameux Dégun…ya Dégun sur lui, ya dégun au milieu, ya dégun devant, ya dégun qui couvre, ya dégun qui décroche, ya Dégun qui parle…Du coup on décidait de sortir du vestiaire sur la pointe des crampons sans faire de bruit et on l’enfermait à double tour pendant qu’il pissait sans doute un coup..
Du coup le jeu s’éclairait enfin, on faisait quelques changements, on changeait les pointes d’attaque Polono Arméniennes par une paire Egypto Française, on mettait un labrador noir sur le Doubs, et on bossait enfin dur. Ce n’était pas encore le Nirbarça mais ça ressemblait enfin à quelque chose…le jeu était franchement équilibré avec même une tendance Verte et Blanche à peser sur le match. Her coach décidait de faire souffler le chien de garde pour le remplacer par son frère Arménien. Aussitôt sur l’herbe, attiré par son poste de 1ère mi-temps, il désertait son poste de garde et on se faisait punir par 2 fois alors que nous contrôlions le jeu…Her Schramm se fâchait, et la fessée nous était alors promise pendant et après le match…5 – 1 c’était la sègue pour le MIC. Alors Amirouney surgit de nulle part, prit tous les ballons de la tête et tous les intervalles pour se trouver à point nommé et convertir une de nos rares occasions. La déroute se faisait moins cruelles, mais la fessée faisait mal quand même. Puis l’espoir revint même avec enfin un but de Monseigneur Baldouce et son ratio occasion/but à 20/1 s’amenuisait. 5 – 3, ça parlait même de récupérer vite le ballon dans les cages au cas où….Mais il n’y avait plus rien à gratter…même pire…Dégun réussissait à sortir du vestiaire par je ne sais quel stratagème et venait se placer dans l’axe de la défense au moment ou notre Rasé était monté sur un corner. Bien entendu, lancé plein fer, Dégun ne réussissait à le rattraper et le MIC nous assommait avec ce dernier jeu pour finir le set 6-3..
On regagnait les vestiaires en serrant toutes les mains, car certes la défaite était au rendez-vous, mais le plaisir aussi…Le plaisir de perdre contre une équipe de football qui vient comme nous passer un bon moment un lundi soir. Pas de prise de tête, pas d’insultes, pas de mauvais coups…Une défaite oui, mais une bonne défaite, au moins dans l’esprit mais certainement pas dans le jeu…La faute sans doute à Dégun…d’ailleurs c’était le seul à chanter sous la douche, avant que nos corps nus se mêlent à la moiteur de l’eau bouillante….
6-2 / 6-3 Jeu, set et match du week-end et tous mes vœux à Dégun, d’ailleurs, il n’était pas invité au Pub après…Ça nous a permis de nous rappeler ce énième face à face de Zim ponctué par un tir dans la taupe synthétique, des coups francs Beckamien de Taxi et Bakalian, des chevauchées d’Hatem directement en touche, des passes millimétrés de Vince, de la voix de ténor de PPD, de l’invisibilité du Kptain malgré sa couleur, de la transversale de Steak que j’ai bien failli lui mettre dans son cul et bien entendu du nombre d’années qui me séparent de la fin….Alors je vais vous la faire à la Déschamps…Je sais que tous les jours je me rapproche un peu plus de mon dernier match…mais ne comptez pas sur moi pour que ce soit dans un futur récent…
JS
HATEM PPD KABORE VINCE
BAKA BARDY
PITOU MIKA
ZIM BAKALIAN
SUB : AMIR BALDOUS TAXI SS SAIGNANT
