Coupe delaune 2025/26 : match de barrage vs Cantou’Lousain : 0 – 3

Samedi 10 janvier 2026 : match de barrage de coupe de France delaune a Trounefeuille a 20h30 :

FC Cantou’Lousain (31) – CIC(13) : 3 – 0

Résumé par Gilles de night

Toulouse – 10 janvier 2026 – cadrage sud (32 e finale) de coupe de France Delaune
Fc Cantoulousains – Celtic Irish Club
Compo : Bruno – Toto, Max, Adel, Denis C – Renaud G, Walid – Nando, Thomas, Mathis – Espo
Banc : Fouad, Romain, Clement, Tristan, Denis R
Coachs : Gilles et Manu
Supporters : merci Tonton, le papa de Mathis… et… basta
Les déplacements à Toulouse sont toujours des moments de plaisir. Le plaisir de se retrouver
ensemble loin de nos bases, le plaisir de faire la fête ensemble, le plaisir du cassoulet, et évidemment
le plaisir de vaincre et de se qualifier pour le tour suivant.
Du coup, au départ du Brady’s samedi matin, la bonne humeur est au programme. Tonton se fait
attendre, ça chambre pas mal, puis en voiture Simone (on reparlera de Simone un peu plus tard dans
la soirée…).
La route est sans souci, sauf un petit traquenard de ma part, puisque Manu va chercher le resto
d’autoroute sur la voie d’en face… Quiproquo sans conséquence. Les jeunes au burger, les moins
jeunes (bref les vieux) au self… Tout ce joli monde paraît confiant, malgré nos résultats en
championnat désastreux. Mais la coupe de France, c’est pas pareil ! Un parfum différent, une
motivation sans commune mesure et toute l’expérience de ces 10 dernières années pour nous
rassurer.
Arrivée à l’appart-hôtel, les chambres se forment naturellement, je ne fais pas mon Guy Roux, ça ne
sert à rien. Depuis le temps j’ai compris que l’alcool était plus fort que tout chez les Celtes.
La préparation alcoolique achevée, nous voici en route pour Tournefeuille… Les derniers ajustements
tactiques ont été discutés avec le professeur Manu de la Gineste. Sauf qu’on ne joue pas contre
Cassis ce soir mais contre un adversaire dont le niveau nous est totalement inconnu. Une seule
défaite depuis le début de la saison pour les Cantoulousains… Mais pour le niveau du championnat
de Toulouse tel qu’on le connait depuis 10 ans, cela ne nous choque pas.
Dans le vestiaire, je sors le speech qui va bien. Je fais monter l’adrénaline. Je sens la motivation dans
les yeux, mais peut-être aussi une certaine crainte, pas de l’adversaire, mais de nous-mêmes. Ce
satané défaut de confiance qui nous plombe depuis le match contre Margeray. Depuis lors, plus rien
ne va. Mais ce soir, on a Espo en plus ! L’expérience de la coupe, un joueur qui n’a plus rien à prouver
tant il nous a régalé depuis 10 ans. Et puis Fouad, qui fait ses preuves à la A et dont l’état d’esprit est
irréprochable.
On retrouve aussi in extrémis nos buteurs, la flèche Mathis, accompagné par son papa, et Nando, qui
reste ancré dans la mémoire des Cantoulousains comme Chris Waddle dans celle des milanais. Et
cette idée m’a redonné un grand espoir. Je sais que ça va être difficile, mais j’y crois, vraiment.
20h30 début du match – terrain grand, humide, il fait froid mais les conditions de jeu sont parfaites.
Dès le début du match, on comprend que l’on a affaire à une autre équipe que celle que nous avions
battu un 08 février 2020, au stade Fernand Sastre… C’était un 16 e de finale, d’une compétition que
nous allions remporter avec brio, pour la 3 e coupe de notre histoire, lors d’un « final four »
mémorable, sur le toit de la FSGT.
Mais ce soir, le toit de la cabane Celte va tomber sur le chien.

Le début de match est certes équilibré, mais les quelques erreurs techniques de mes Celtes ne me
rassurent pas. Cantou joue sans doute avec un peu d’appréhension, ils ne sont pas favoris. Pourtant,
ils s’aperçoivent rapidement que notre équipe a vieilli. Moins d’impact dans les duels, moins de
fluidité et surtout moins de vitesse dans le jeu. Alors nos adversaires s’enhardissent et nous pressent,
alors que nous avions prévu d’être ambitieux et de jouer dans leur camp.
Début de match plutôt équilibré pendant 20 minutes, puis nous reculons et Cantou se procure des
occasions, avec, heureusement pour nous, un peu de maladresse devant les buts…Et un vétéran
Bruno bien présent, qui retarde l’échéance.
La mi-temps est juste là devant nous, quand sur un énième débordement Cantou enfonce le clou à la
46 e minute. La seule petite erreur d’Adel, auteur d’une solide mi-temps jusque-là. Un but juste avant
la mi-temps, tout le monde sait que ça ne présage rien de bon.
A la pause on ressent de la frustration. Le jeu collectif toulousain est bien supérieur au nôtre. Pas de
star dans cette équipe, mais un jeu propre, des joueurs solidaires, prudents, qui ne nous laissent que
des miettes sur le plan offensif…ou plutôt inoffensif.
Malgré une rentrée correcte de Tristan, impossible de créer des actions dangereuses. Le plan Espo en
point d’appui a tourné au fiasco lors de cette première mi-temps. Il a été très bien pris par la défense
de Toulouse. Quelle soirée compliquée pour mon guerrier. Seule une tête malheureusement non
cadrée à se mettre sous la dent. Mais dans ce genre de match très serré, chaque occasion est vitale.
Thomas devait mener notre jeu : c’est la carte « joker » du talent dont on attend la révélation. Mais il
est introuvable dans l’entrejeu. Les dribbles et les contrôles orientés de Nando restent dans ses
chaussettes. Mathis nous éclaire deux actions par sa pointe de vitesse, mais c’est trop maigre. Et nos
milieux de terrain sont dominés. Bref, à part l’abnégation de nos défenseurs, pas grand-chose à tirer
de cette première mi-temps.
La deuxième mi-temps redémarre avec d’autres intentions. Nous mettons plus d’impact dans les
duels, ce qui nous permet de faire jeu égal avec l’adversaire. Mais l’illusion aura duré 10 minutes. A la
56 e Cantou double la mise. C’est une équipe qui sait gérer ses temps faibles. Et ça sent le sapin pour
nos braves celtes.
Malgré tout, nous restons dans le match, sans être réellement dangereux. Cantou gère
tranquillement son avance, sans prendre de risque évidemment.
Jusqu’à cette 84 e minute… Cantou se relâche un peu et commet une faute dans la surface. Nous voici
dans une situation inespérée ! Penalty et l’occasion de relancer la fin de match. On sait que tout peut
basculer. Alors le héros de 2020 prend ses responsabilités et le ballon, le pose, s’élance et … on a
jamais retrouvé ce ballon. Il était rond pourtant mais il est monté si haut que le stade Toulousain
s’est positionné immédiatement pour un contrat au poste de demi d’ouverture.
Bref, on a rêvé 2 minutes… C’est toujours ça. La fin du match est pénible et anecdotique, avec un 3 e
but de Cantou dans les arrêts de jeu. Il n’y a pas eu match, les meilleurs ont gagné. Félicitation. Avec
un esprit irréprochable de leur part, une invitation au top après le match dans un restaurant du cru.
Mais pour l’esprit, le nôtre a été aussi irréprochable. Et je tire mon chapeau à mes joueurs, qui ont
été courageux jusqu’au bout, qui ont montré le visage du fair-play tout en combattant debout
jusqu’à la fin. Mais ce soir, il aurait fallu un miracle pour passer en 16 e et monter voir les péruviens de
Paris.

La suite a été racontée sur les réseaux… Elle a été épique, comme toujours à Toulouse. Un
comportement irréprochable de mes celtes jusqu’au bout de la nuit… Des histoires de micro-ondes,
de léchage irrationnel, des déambulations intergénérationnelles bras dessus-dessous, des blondes,
des brunes (des bières évidemment) mais rien de répréhensible… Même si Simone do Brasil nous a
poussé à la faute, tout est rentré dans l’ordre vers 9/10 heures du matin.
Que des bons gars qui ont fait honneur au Celtic.
Le retour est une histoire de cassoulet, comme d’habitude, certes de moins bonne facture, un peu
comme notre performance.
Au revoir Auguste Delaune…

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